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Les chiffres publiés par ONU Femmes en début de cette année dressent un constat sans équivoque : les femmes demeurent largement sous-représentées dans les plus hautes sphères du pouvoir politique mondial.
Si les progrès réalisés au cours des dernières décennies sont indéniables, l’égalité dans l’accès aux fonctions de décision reste encore loin d’être une réalité.
Aujourd’hui, les femmes ne sont cheffes d’État et/ou de gouvernement que dans 25 pays à travers le monde.
Ce chiffre illustre la difficulté persistante pour les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités politiques, malgré l’augmentation de leur niveau d’éducation, de leurs compétences et de leur engagement dans la vie publique.
La conquête du pouvoir politique suprême reste encore largement dominée par les hommes.
Les femmes représentent 27,2 % des parlementaires dans le monde.
Autrement dit, près de trois quarts des sièges parlementaires demeurent occupés par des hommes.
Or, les parlements sont les lieux où se construisent les lois, où se définissent les priorités budgétaires et où se prennent des décisions qui impactent directement la vie des citoyens.
Cette sous-représentation signifie que les préoccupations, les expériences et les besoins des femmes ne sont pas toujours suffisamment pris en compte dans l'élaboration des politiques publiques.
Le constat est tout aussi préoccupant au sein des gouvernements.
Les femmes n’occupent que 22,9 % des postes ministériels à l’échelle mondiale.
Mais au-delà des chiffres, une autre réalité mérite d’être soulignée : toutes les responsabilités ministérielles n’offrent pas le même niveau d’influence.
L’analyse d’ONU Femmes révèle que les femmes sont davantage présentes à la tête de ministères liés :
À l’inverse, les hommes continuent de dominer les ministères considérés comme les plus stratégiques :
Cette répartition traduit une forme de ségrégation du pouvoir politique.
Les femmes accèdent plus facilement aux portefeuilles associés au social et au soin, tandis que les hommes conservent majoritairement le contrôle des secteurs liés à la souveraineté, à la sécurité et aux ressources financières.
Ces chiffres rappellent qu’il ne suffit pas d’augmenter le nombre de femmes dans les institutions.
La question centrale est également celle de leur capacité à accéder aux postes où se prennent les décisions les plus stratégiques.
La présence féminine doit s’accompagner d’un accès réel aux fonctions d’influence, aux ressources et aux leviers de pouvoir.
L’enjeu dépasse la seule question de l’égalité entre les femmes et les hommes.
De nombreuses études montrent qu’une gouvernance plus inclusive favorise :
Cofondatrice du média Dirigeantes – Leadership au féminin
www.lesdirigeantes.com
Auteure du livre "Quand le mental devient une boussole…"
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Auteure du livre" Le leadership défini par 100 dirigeantes africaines, américaines et européennes"
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Associée chez Afrique RSE