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Une femme bientôt patronne de la banque britannique RBS

Alison Rose
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Selon les informations de Sky News, Alison Rose va prendre les manettes de Royal Bank of Scotland et ainsi succéder au banquier néo-zélandais Ross McEwan, qui va prendre la direction de la National Australia Bank. Si sa nomination se confirmait, Alison Rose serait la première femme à diriger une grande banque britannique.

Mark Carney a-t-il été entendu ? En juin dernier, le gouverneur de la Banque d’Angleterre s’était ému de la faible représentation des femmes dans la finance, surtout dans les postes à responsabilité.

“Il est particulièrement frappant de voir que davantage de femmes que d’hommes démarrent dans les services financiers, avant de voir leur représentation diminuer à mesure qu’elles avancent dans la hiérarchie”, avait-il souligné lors d’un discours prononcé à l’occasion d’une cérémonie à Londres consacrée à la place des femmes dans la banque et la finance.

En écho à ce discours, Royal Bank of Scotland (RBS) pourrait donner un signal fort qui encouragerait la mixité dans cette industrie où les femmes ne représentent que 14% de la composition des comités exécutifs selon des chiffres récoltés par Jayne-Anne Gadhia, qui a longtemps été à la tête de Virgin Money, et cités par Mark Carney.Pur produit de Royal Bank of Scotland

Sky News a révélé, samedi 10 août, que RBS, l’une des quatre plus grandes banques britanniques aux côtés de HSBC, de Barclays et de Lloyds Banking Group, s’apprêtait à nommer Alison Rose au poste de directrice générale. Si cette nomination se confirmait ce serait la première fois qu’une femme dirige une grande banque britannique.

Alison Rose, pur produit de Royal Bank of Scotland accumulant plus de 25 ans d’expérience, est actuellement aux manettes des activités de banque de détail et de banque privée de l’établissement. Elle a également été nommée, en décembre dernier, directrice générale déléguée de NatWest Holdings, la filiale qui regroupe les services aux particuliers et aux PME en Grande-Bretagne.

D’après le Financial Times, Alison Rose a tiré son épingle du jeu face à Ian Stuart, actuel patron de HSBC, pour obtenir le soutien du conseil d’administration de RBS selon deux sources proches du dossier qui affirment qu’une annonce est attendue plus tard dans le mois.

Grande favorite

Le quotidien britannique précise que les administrateurs de la banque se sont entretenus avec les deux candidats le mois dernier et ont été impressionnés par la connaissance approfondie qu’Alison Rose avait de la banque et par ses projets de restructuration pour le groupe, encore contrôlé à 62% par l’Etat après son sauvetage lors de la crise financière. Le 2 août dernier, le groupe a d’ailleurs prévenu qu’il n’atteindrait probablement pas ses objectifs de rentabilité et de dépenses l’an prochain en raison d’un environnement économique difficile alors que la Grande-Bretagne s’apprête à quitter l’Union européenne.

Grande favorite, Alison Rose devrait succéder au plus tard cette année à Ross McEwan, l’actuel patron néo-zélandais de l’établissement, qui a annoncé son départ, après 5 ans et demi à ce poste, en avril dernier pour prendre la direction de la National Australia Bank.

Deux femmes aux postes clés de la banque

“Le processus de nomination du successeur de Ross McEwan est en cours. Notre prochain PDG sera confirmé en temps voulu, une fois qu’un rendez-vous aura été pris”, s’est contentée de commenter la banque britannique samedi 10 août.

La nomination d’Alison Rose permettra aux femmes d’occuper les deux postes de direction les plus importants de RBS après la nomination de Katie Murray en tant que directrice financière à la fin de l’année dernière.

Par ailleurs, Alison Rose est l’auteur de Rose Review, une enquête commandée par le gouvernement sur les obstacles auxquels sont confrontées les femmes entrepreneurs.

Une autre grande banque britannique cherche actuellement un nouveau patron. Il s’agit de HSBC qui a annoncé la semaine dernière le départ surprise de son CEO, John Flint, après seulement 18 mois à ce poste.

Juliette Raynal

Source : La Tribune

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