4 mois ago
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Un documentaire explore le réseau SNCF au Féminin

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Cinq personnages à l’orée d’une métamorphose. C’est l’une des manières dont on pourrait résumer « SNCF au féminin », le documentaire de 58 minutes sur le réseau du même nom, projeté le 11 janvier à Paris, pour la première fois devant un public non SNCF.

Stephan Moszkowicz, le réalisateur, a eu du mal à décider de la direction que devait prendre son film. En effet, le réseau créé en 2012 compte 5 000 membres, en majorité des femmes, et donc autant de personnages principaux possibles pour le documentariste. « J’ai finalement choisi de me rendre aux ateliers de coaching, et de saisir celles dont le regard trahissait une certaine détresse, et de les suivre. »

Parmi elles, Virginie Bordage-Gressier, qui ne se retrouve plus entre ses vies professionnelle et familiale, toutes deux bien remplies. Il y a aussi Maeliss Bourthourault, coordinatrice méthode qui tente d’amener une vingtaine d’agents de voies, tous masculin, à adopter le management visuel. Géraldine Durville Geiser, responsable vente en gare d’Aix-en-Provence, peine à imposer son leadership basé sur l’échange. Johanna Baudry, quant à elle, a quitté l’entreprise pour s’épanouir pleinement dans l’enseignement de loisir créatif. Une révélation puis un virage permis grâce à SNCF au féminin. Nathalie Lerer est suivie dans son quotidien de directrice de la gare Montparnasse, notamment dans son combat de chaque instant pour la propreté. Enfin Isabelle Prosper Céleste, mal accueillie lors de son retour en technicentre après un congé parental.

Toutes ou presque ont d’abord refusé d’être filmées avant de finalement laisser entrer la caméra jusque dans leur intimité familiale. « Le réalisateur a réussi à capter l’extraordinaire dans des vies ordinaires« , a décrit la présidente du réseau, Francesca Aceto.

Tous les leviers de SNCF au féminin apparaissent dans le film : les conférences, les ateliers de développement personnel, les rencontres entre les membres, le mentoring, etc.

A l’issue de la projection, plusieurs personnes ont salué la liberté de ton du documentaire. En effet, la réalité dépeinte n’est pas toute rose, loin de là. L’une des femmes qui apparaît dans le documentaire, agent du matériel, déplore sans fard le sexisme ambiant dans son équipe composée quasi uniquement d’hommes. Ces derniers le reconnaissent d’ailleurs sans problème. « Malgré l’arrivée de collègues féminines dans l’équipe, nous on garde le même comportement« , évoquant à demi-mot commentaires graveleux et remarques sexistes.

Présent lors de l’événement, Guillaume Pepy, président du directoire de SNCF, a exprimé son énorme reconnaissance pour le réseau SNCF au féminin, et son intérêt pour le film présenté. « Il met bien en relief le combat qui reste à mener pour l’égalité, contre le sexisme, les discriminations mais aussi le harcèlement. C’est un combat qui fait avancer l’entreprise. Dans une période où la parole des femmes victimes d’agression se libère (post affaire Weinstein), il est primordial d’accompagner ce mouvement. Et de rendre ces pratiques inacceptables, inacceptées. »

« À l’issue de chaque projection organisée en interne, une trentaine à ce jour, les langues se délient. C’est l’un des énormes atouts de ce documentaire« , a conclu Francesca Aceto.

Source : SNCF
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