3 mois ago
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Qui est Assia Benhida Aiouch, colistière de Hakim Marrakchi à la présidence de la CGEM?

Assia Benhida Aiouch
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Si elle est élue, elle sera vice-présidente générale, numéro 2 de l’organisation patronale. Elle se résume en une phrase: “L’entreprise fait partie de mon ADN“. Une formule bien trouvée pour une candidate à l’organisation patronale.

Elle connaît bien la CGEM et la CGEM la connaît. Avant le 1er mandat de Miriem Bensalah Chaqroun, elle était déjà impliquée de près dans la vie de l’organisation.

Sa biographie indique qu’elle a été successivement vice-présidente de la Fédération du Commerce et des Services de la CGEM (2010-2012) puis vice-présidente de la commission internationale (2012-2015). Elle est actuellement membre du Conseil d’Administration du patronat et vice-présidente de la Commission ALE et relations UE.

C’est à la commission internationale qu’elle travaille pour la première fois avec Hakim Marrakchi sur différents dossiers. Il en était le président et elle la vice-présidente. Est-ce que cela donne des idées ? “Le binôme était déjà là“, répond-elle. Lorsque “Hakim a décidé d’y aller, de présenter sa candidature, il m’a proposé d’être sa colistière“.

“Nous avons une vision commune, le même sens de l’engagement à l’égard de la CGEM, des convictions communes concernant les entreprises“, explique-t-elle.

“Chacun d’entre nous a un parcours de chef d’entreprise et d’entrepreneur. Nous avons été et sommes confrontés à ce que vivent les chefs d’entreprises. Nous partageons des valeurs“.

Assia Benhida Aiouch connaît bien le monde de l’entreprise marocaine. Diplômée entre autres de sociologie des organisations, elle a effectué toute sa carrière dans les métiers du conseil. En France d’abord, puis au Maroc à LMS conseil et enfin à la tête d’Optimum conseil, entreprise qu’elle a créée il y a vingt ans, en 1998.

Ses propos sont émaillés de phrases tournées vers l’entreprise: “Agir en faveur du respect du droit des entreprises, de l’acte d’entreprendre, il faut des mesures pour favoriser le développement de nos entreprises“. Cela rappelle cette formule sur l’ADN.

Elle s’exprime avec une retenue palpable, car elle veut éviter d’en dire trop sur le programme du binôme. Le programme est prêt; il ne sera dévoilé qu’après le 16 avril, lorsque le conseil d’administration, appelé à valider les candidatures, se sera prononcé.

Pense-t-elle gagner cette élection? “Nous pensons que nous avons une certaine légitimité et de la crédibilité. Pour les adhérents de la CGEM, nous incarnons une entreprise marocaine, et nous incarnons à travers notre parcours tout ce qui a été entrepris à la CGEM“. On est dans une proposition de continuité et de renouveau.

Elle se dit optimiste quant à l’issue de l’élection et évoque une “forte mobilisation, les échos, les soutiens, une vague d’élan et de soutien“.

Une CGEM pour tous

Et si le binôme était élu, que ferait-il? qu’est-ce qui changerait? La réponse est un hommage à l’action de Miriem Bensalah Chaqroun. Cela sonne avec sincérité, et pas comme une obligation “politiquement correcte“. Et donc, que ce serait changement et continuité.

“Nous pensons que la CGEM joue un rôle central dans le paysage économique nationale et international, ce n’est plus à démontrer, elle est un acteur et un interlocuteur. Il faut capitaliser sur le rôle qu’elle a joué ces dernières années“.

Mais encore? “Il faut faire évoluer la manière dont CGEM adresse et accompagne les entreprises, y compris les PME. C’est une attente forte, une conviction que nous portons, dont certains axes figurent dans notre programme. Ça demande du soutien, des moyens…“.

Si le binôme était élu, que serait la CGEM en 2021 ? “Une CGEM pour tous“.

Reda BERRADA

Source : Media 24

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