4 semaines ago
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Présidentielle 2020: Kamala Harris veut donner le ton

Kamala Harris
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La démocrate Kamala Harris impose son rythme dans la primaire pour la présidentielle américaine de 2020, même si elle fait face à une forte concurrence à l’intérieur comme à l’extérieur de son parti, avec la candidature possible du fondateur de Starbucks, Howard Schultz.

La sénatrice californienne participe lundi à une réunion publique à Des Moines, dans l’Iowa, l’État qui doit lancer les primaires en début d’année prochaine.

Après avoir annoncé sa candidature le 21 janvier, jour célébrant l’icône des droits civiques Martin Luther King, elle a officiellement lancé sa campagne dimanche à Oakland, sa ville natale, sous le signe de l’unité.

C’est là que Barack Obama s’était présenté devant les électeurs californiens en 2007, avant de devenir le premier Afro-Américain à être élu président des États-Unis.

Kamala Harris, 54 ans, née d’un père jamaïcain et d’une mère indienne, espère pour sa part être la première femme de couleur à accéder à la Maison-Blanche.

Sans jamais nommer Donald Trump, elle s’en est pris au milliardaire républicain – candidat à un second mandat – et aux « forces puissantes qui tentent de semer la haine et la division ».

« Nous avons des dirigeants qui attaquent la presse libre et sapent nos institutions démocratiques », a-t-elle affirmé.

« La vérité est que les Américains ont beaucoup plus en commun que ce qui nous sépare ».

Mme Harris a également dénoncé le « vaniteux projet médiéval » du président, qui veut édifier une barrière le long de la frontière mexicaine pour stopper l’immigration illégale et le trafic de drogue.

L’ex-procureure de San Francisco (2004-2011) et de Californie (2011-2017) a aussi condamné la politique de séparation des familles de migrants arrêtés à la frontière, « une violation des droits de l’Homme » selon elle.

« Pas les tripes »

À 22 mois du scrutin présidentiel, elle doit compter avec d’autres candidats démocrates, notamment la sénatrice Elizabeth Warren, féroce critique de Donald Trump et pourfendeuse de Wall Street, qui s’est lancée fin décembre.

Un autre grand nom s’est ajouté dimanche : le milliardaire Howard Schultz a annoncé dans l’émission 60 Minutes qu’il envisageait « sérieusement » de se présenter.

L’ancien patron de la chaîne de cafés Starbucks, âgé de 65 ans, s’est présenté comme « un démocrate de toujours », précisant qu’il se présenterait « en tant que centriste indépendant hors du système bipartisan ».

L’homme d’affaires, qui a grandi dans un quartier populaire de New York, doit s’exprimer lundi soir à Manhattan.

Plusieurs responsables démocrates craignent que sa candidature siphonne l’électorat centriste et favorise la réélection de M. Trump.

« S’il se présentait, ce serait la meilleure chose possible pour Donald Trump », a lancé dimanche sur Twitter le parlementaire démocrate Brendan Boyle.

« Je lui demande, pour le bien du pays, de reconsidérer cette mauvaise idée », a-t-il ajouté.

Dans la vie politique américaine, les candidats se présentant hors des deux grandes formations à l’élection présidentielle, malgré les difficultés qu’ils doivent surmonter, sont souvent accusés de faire perdre le camp dont ils sont pourtant le plus proches.

S’il inquiète le camp de Mme Harris, il s’est aussi attiré les foudres de Donald Trump.

« Howard Schultz n’a pas les “tripes” pour se présenter à la présidentielle ! L’ai regardé à @60Minutes hier soir et je suis d’accord avec lui, il n’est pas “la personne la plus intelligente”. En plus, on a déjà ça en Amérique ! », a-t-il lancé sur Twitter, ajoutant ironiquement : « J’espère seulement que Starbucks paie toujours son loyer à la tour Trump » à New York.

D’autres personnalités sont pressenties chez les démocrates, comme Bernie Sanders, candidat malheureux en 2016 face à Hillary Clinton, le charismatique quadragénaire texan Beto O’Rourke, le sénateur Cory Booker ou encore l’ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, ainsi que le milliardaire Michael Bloomberg.

L’ancien maire de San Antonio et ex-secrétaire de Barack Obama, Julian Castro, la sénatrice Kirsten Gillibrand, pilier du mouvement #metoo, ou encore une jeune élue du Congrès et ex-militaire, Tulsi Gabbard, ont suivi.

AFP

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