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«Madame la députée» : l’Assemblée continue la féminisation des titres

Francois de Rugy1
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Le Président de l’Assemblée nationale, François de Rugy (photo), a rappelé les règles de la féminisation des titres et fonctions qui s’appliquent aux femmes députées ou ministres, avant d’ouvrir le débat sur l’écriture inclusive.

«Madame la députée», «madame la présidente»… L’Assemblée nationale continuera à appliquer la féminisation des titres et des fonctions, a souligné mardi 5 novembre le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy.

Avant le début des questions au gouvernement, le titulaire du «perchoir» a souhaité «rappeler une règle qui s’applique dans notre Assemblée depuis 1998: le bureau de l’Assemblée nationale avait décidé de recourir à la forme féminine pour nommer les titres et les fonctions des femmes députées ou ministres».

«Ici, on dit donc madame la députée, madame la présidente, madame la rapporteure ou encore madame la ministre», a déclaré François de Rugy à l’adresse de députés réfractaires, tel Julien Aubert (LR). Et, «comme je l’ai indiqué ce matin en conférence des présidents, il ne saurait être question de revenir en arrière sur cet usage, que je m’attacherai à faire respecter», a-t-il prévenu, sous des applaudissements de la majorité.

Sur Twitter, Julien Aubert a, lui, jugé que «le président de Rugy, bien éloigné des préoccupations des Français, veut imposer sa vision politisée et genrée de la langue au sein de l’hémicycle en féminisant les titres. On l’a vu moins allant quand il s’agissait de faire respecter le règlement sur le port de la cravate».

Femme, j’écris ton nom…

Julien Aubert avait été sanctionné en octobre 2015 à l’Assemblée pour avoir persisté à appeler «Madame le président» une présidente de séance, ce qu’il avait contesté en justice mais le tribunal administratif s’était déclaré incompétent. L’Académie française avait rappelé avoir accueilli dans son dictionnaire plusieurs noms féminisés de métiers et de fonctions «pourvu qu’ils soient formés correctement et que leur emploi se soit imposé».

Le député du Vaucluse a aussi épinglé mardi un «grand écart dans la majorité LREM entre @jmblanquer qui défend le retour du français classique, de l’orthographe et de la grammaire à l’école, et interdit l’écriture inclusive et @FdeRugy qui veut imposer l’expression orale inclusive dans les débats parlementaires». Il avait demandé au ministre de l’Éducation nationale l’interdiction de l’écriture inclusive dans les manuels scolaires, dans une lettre cosignée avec 16 de ses collègues LR mi-octobre.

L’écriture inclusive n’a pas sa place dans les textes officiels. Le Premier ministre est intervenu le 21 novembre dans ce débat, bannissant des communications ministérielles cette forme discutée d’élargissement des mots au féminin. Mais quand l’auteur d’un texte officiel ou la personne nommée est une femme, il convient bien d’écrire «la ministre», «la secrétaire générale» et de féminiser la fonction en se référant à un guide («Femme, j’écris ton nom…») élaboré par le CNRS et l’Institut national de la langue française, a précisé Edouard Philippe dans sa circulaire.

Source : AFP et Lefigaro.fr

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