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Les États-Unis comptent plus de diplômées que de diplômés

Slate
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Désormais majoritaires au sein de la population active diplômée, les femmes restent toujours moins bien payées.

Selon une étude du Pew Research Center, il y a pour la première fois plus de femmes que d’hommes titulaires d’un diplôme d’études supérieures (de la licence au doctorat) sur le marché du travail américain. Une étape historique attestant d’une transformation des inégalités femmes-hommes dans ce domaine.

Depuis l’année scolaire 1981-1982, les femmes américaines sont plus nombreuses que les hommes à décrocher une licence et depuis 2007, plus nombreuses à avoir suivi des études supérieures parmi les personnes âgées de 25 ans et plus. D’après une enquête de Bloomberg publiée en mars 2018, elles composent 60% des étudiant·es inscrit·es en licence dans les universités américaines.

Pourtant, malgré cette récente prédominance universitaire, le marché du travail est longtemps resté dominé par les hommes diplômés. Pourquoi? Parce qu’après l’obtention de leur diplôme, les femmes ne devenaient pas pour autant actives. Et, selon le groupe financier américain, elles seraient encore 36% plus susceptibles que les hommes de ne pas travailler après l’obtention de leur diplôme.

Selon le Pew ResearchCenter, les femmes représentaient en 2000 moins de la moitié de la population active diplômée (45,1%); en 2019, leur part a grimpé à 50,2%. Un progrès certes considérable pour la parité femmes-hommes sur le marché du travail, mais qui reste toutefois à nuancer, comme le note le New York Times.

Salaire et plafond de verre, même combat

À cette petite victoire s’ajoute une répartition des emplois par sexe très inégalitaire. Seulement un quart des femmes diplômées travaillent dans l’informatique. Pour l’ingénierie, le chiffre tombe à 15%. A contrario, elles sont une majorité à travailler dans la santé et l’administratif.

Ce n’est pas sans rappeler les inégalités salariales. Moins élevées hiérarchiquement, et a fortiori moins bien payées, les diplômées voient leur salaire chuter de 38.000 dollars par rapport à celui de leurs homologues masculins, d’après une étude de l’université de Georgetown.

Et même quand femmes et hommes occupent un poste identique, la situation reste inchangée. «Equal pay! Equal pay!», criaient les championnes du monde de football au stade de Lyon lors de leur victoire, le 8 juillet.

Si la parité salariale à encore du chemin à faire, la représentativité des femmes à la tête de grandes entreprises semble en bonne voie. En mai, le magazine Fortune se réjouissait de voir qu’il n’y avait jamais eu autant de femmes PDG sur les 500 sociétés les plus lucratives des États-Unis.

Selon la Fortune 500 List, trente-trois de ces puissantes compagnies sont dirigées par des femmes (soit 7% de dirigeantes). Il y a vingt ans, elles n’étaient que deux.

Ines Clivio

Source : Slate

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