1 année ago
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Le truc génial de Suzy Welch pour toujours faire le bon choix!

Suzy Welch
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Pour bien démarrer l’année, je me dois de vous faire une petite confession : j’adore me plonger, de temps à autres, dans des archives. Et c’est ce que j’ai récemment fait, ce qui m’a permis d’effectuer ce que je crois être une fabuleuse trouvaille.

Laquelle? Un article de Suzy Welch paru dans le numéro de septembre 2006 de O, The Oprah Magazine, où elle présentait une astuce formidable pour toujours faire le bon choix, surtout lorsque celui-ci nous est difficile à faire!

Il se peut que, vous, vous connaissiez déjà cette astuce. Mais moi, je l’ignorais. Vous comprendrez donc pourquoi je ne résiste pas au plaisir de le partager avec vous à présent…

Cette astuce, Mme Welch l’a intitulé «la loi du 10-10-10». L’ex-rédactrice en chef de la Harvard Business Review la présente comme suit:

«Je me suis longtemps gâchée la vie à essayer d’être une wonderwoman, c’est-à-dire à la fois une mère parfaite, une épouse parfaite, une dirigeante parfaite et une ménagère parfaite. Il m’a fallu attendre l’âge de 46 ans pour finir par trouver la solution qui a mis fin à mon calvaire : la loi du 10-10-10.

«Le principe est simple, chaque fois que je me trouvais en proie à un dilemme qui me paraissait insoluble, je me forçais à répondre à trois questions:

1. Quelles seront les conséquences de ma décision dans 10 minutes?

2. Dans 10 mois?

3. Dans 10 ans?

«Les réponses que je donnais à ces trois interrogations me permettaient, par la suite, de justifier aisément les raisons de mon choix à autrui (mes proches, mes collègues, etc.). Mais surtout, elles m’aidaient à le justifier à mes propres yeux, sans me sentir déchirée par les regrets.

«La toute première fois que je m’en suis vraiment servie, c’est survenu lors d’une banale journée de la semaine. J’avais déposé les enfants à l’école en leur jurant que nous passerions la soirée tous ensemble à la maison, à déguster notre plat préféré et à regarder notre émission de télévision préférée. Et j’avais prévenu la gardienne qu’elle avait sa soirée, juré craché.

«Mais voilà, à 17h, c’est la crise dans mon bureau. Ma boss m’a demandé de boucler un dossier crucial le soir-même, et il se trouvait que j’attendais d’une semaine à l’autre une promotion cruciale pour ma carrière de journaliste.

«Qu’ai-je fait? J’ai lâché quelques coups de fil, histoire de tâter le terrain du côté familial. Résultat? La baby-sitter a aussitôt fondu en larmes. À la maison, deux des enfants se sont mis à se chicaner, et la plus grande a fini par prendre le combiné pour me lancer «Tu aimes plus ton travail que nous autres!»

«Je ne savais plus quoi faire, et c’est alors que je me suis souvenu de mon idée embryonnaire du 10-10-10…

1. Quelles seront les conséquences de ma décision dans 10 minutes?

«Si je restais au travail, je gagnerais certainement des points aux yeux de ma boss et mes enfants, comme la baby-sitter, verraient rouge. Si je rentrais à la maison, ma boss attribuerait la promotion à quelqu’un d’autre sans trop hésiter et je me ferais servir une soupe à la grimace durant toute la soirée.

2. Dans 10 mois?

«Que je sois restée, ou pas, au travail, les enfants, tout comme la baby-sitter, l’auraient oublié depuis belle lurette; mais pas forcément ma boss.

3. Dans 10 ans?

«Tout le monde se moquera de la décision prise ce soir-là. Ma carrière aura pris une tournure totalement indépendante de cette soirée-là. La baby-sitter travaillera à Wall Street. Et mes enfants auront eu d’ici là mille et une raisons de m’aimer ou de me détester.

«Voilà pourquoi j’ai pris la décision, en un instant, de rester au travail. Sans aucun regret, ni scrupule. J’ai eu les bons points espérés au travail, et la vague de mécontentement à mon égard à la maison s’est vite estompée.

«La fois suivante où je me suis servie de la loi du 10-10-10, je ne savais vraiment pas s’il me fallait organiser une réunion de dernière minute un samedi, comme me le demandait ma boss, ou assister, comme promis, à la remise de la ceinture noire de mon garçon, une graine de champion au karaté. Ma réflexion a alors été à peu près la suivante:

1. Quelles seront les conséquences de ma décision dans 10 minutes?

«L’annonce de mon choix serait désastreux, dans tous les cas de figure. Si je disais non à mon fils, il en pleurerait. Si je disais non à ma boss, elle le ressentirait comme une trahison personnelle.

2. Dans 10 mois?

«Les plaies ainsi ouvertes seraient probablement refermées, dans tous les cas de figure. Parce que je me serais mise à combler tous les désirs de mon garçon, histoire de me faire pardonner. Et parce que j’aurais redoublé d’ardeur au travail, toujours dans l’optique de me faire pardonner par ma boss.

2. Dans 10 ans?

«Là, il y avait un vrai problème… Mes enfants auront quitté le foyer, et il se pourrait qu’il y ait toujours une petite épine dans le coeur de mon garçon, qui se souviendrait toute sa vie que sa maman n’avait pas été là le jour où il avait reçu sa ceinture noire. Quant à ma boss, elle m’aurait sûrement oublié depuis longtemps, nos carrières ayant toutes les chances de diverger, un jour ou l’autre.

«Conclusion? Je suis allé, sans hésiter, voir mon fils retenir ses larmes à l’instant où la ceinture noire lui a été remise.

«Depuis, le loi du 10-10-10 a littéralement changé ma vie. Pour le mieux, j’en suis convaincue.»

Voilà. Vous disposez à présent d’un truc aussi simple que génial pour toujours faire le bon choix. J’espère que vous y recourerez dès que l’occasion se présentera à vous. Car il pourrait bel et bien donner une toute nouvelle tournure à votre vie. Qui sait?

En passant, Jack Welch, l’époux et partenaire en affaires de Suzy Welch, aime à dire : «Simple ne veut pas dire facile».

Olivier SCHMOUKER

Source : Les Affaires

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