3 mois ago
127 Views

Le « négotraining » vise l’égalité salariale

MURIEL JASOR
  • banner
  • banner

Le programme d’Audencia Business School ambitionne de coacher les femmes pour qu’elles apprennent à négocier leur salaire et à mettre en avant leurs compétences.

Les entreprises de plus de 1.000 salariés sont désormais tenues de calculer, chaque année, leur index d’égalité salariale femmes-hommes. Les premiers résultats de début mars _avec une moyenne de 80 sur 100 _ ont indiqué que « seule » une entreprise sur deux avait publié le sien. Dans le même temps, côté femmes, les interrogations se poursuivent : comment se positionner lors d’une négociation de salaire face aux recruteurs ? Quelle stratégie adopter pour optimiser sa rémunération ? Comment évaluer sa valeur sur le marché du recrutement ? De l’embauche à la fin de carrière professionnelle, nombre de femmes managers ou cadres intermédiaires continuent de négocier moins bien leur salaire que leurs homologues masculins.

Pour leur répondre, des experts de l’égalité professionnelle, des DRH, des dirigeant(e)s, syndicats, etc. leur proposent des exercices pratiques et des simulations d’entretiens à l’initiative d’Audencia. La business school de Nantes est bien décidée à réduire les 23 % d’écart de salaires qui existe entre femmes et hommes. Ambitieux, son programme d’accompagnement à la négociation ou de « négotraining » a déjà formé plus de 1.300 femmes et se propose d’en accompagner 5.000 avant la fin 2020. L’idée est de leur permettre de mieux fixer leur rémunération d’embauche ou bien de renégocier celle du poste qu’elles occupent, ou encore de réussir à obtenir une prime ou une promotion interne.

Outre-Atlantique, la « MIT Sloan Management Review » s’est, elle aussi, intéressée à la question. Elle a ainsi appris, de son propre sondage, que les femmes cherchaient moins que les hommes à obtenir des informations sur les salaires en vigueur dans leur organisation. Et, plus étonnant encore, que quand elles s’employaient à en chercher, elles éprouvaient bien plus de difficultés que les hommes à en récolter puis à les exploiter à leur avantage.

MURIEL JASOR

Source : Les Echos

  • banner