1 année ago
434 Views

France : Inégalités salariales : les écarts régions par régions

femme
  • banner
  • banner

D’après l’Insee, en 2014, les femmes gagnent en moyenne 18,6% de moins que les hommes. Elles sont aussi globalement moins nombreuses à exercer un emploi. C’est en Auvergne-Rhône Alpes que les écarts sont les plus importants.

À la veille de la journée des droits des femmes, l’Insee publie ce mercredi une série d’études régionales sur la question des inégalités entre femmes et hommes sur le marché du travail. D’une région à l’autre, les écarts de salaires sont plus ou moins marqués. D’une région à l’autre, les femmes sont aussi plus ou moins intégrées sur le marché du travail.

• L’écart de salaire est le plus fort en Auvergne-Rhône-Alpes

En matière de salaires, la région Auvergne-Rhône-Alpes est la plus inégalitaire. En 2014, les femmes gagnaient ainsi 20,7% de moins que le sexe opposé. Soit deux points de plus que la moyenne nationale, où l’écart de salaires est de 18,6%. Comme expliquer ces écarts? Dans cette région, explique l’Insee, «les femmes sont en effet, plus fréquemment que les hommes, à temps partiel ou inactives. Les emplois à temps partiel sont occupés quatre fois sur cinq par des femmes.» Elles occupent plus souvent un emploi dans un secteur à bas niveau de salaire, telles que assistantes maternelles, employées de maison, aides-soignantes, secrétaires, coiffeuses ou caissières, notamment dans les départements ruraux de la région (Cantal, Drôme, Ardèche), alors que les hommes sont majoritaires dans des fonctions de direction et d’encadrement.

• Les Bretonnes sont presque aussi nombreuses que les Bretons à exercer un emploi

La Bretagne fait ainsi figure de bon élève en matière de parité avec un écart de taux d’activité de 4,9% par rapport à la moyenne française où l’écart de taux d’activité est de 7,7% entre les hommes et les femmes âgés de 25 à 54 ans. «Par contre, les écarts de salaires entre femmes et hommes persistent, en Bretagne comme ailleurs. Ils sont toutefois moindres pour les jeunes génération» précise l’Insee. À l’inverse, c’est dans la région des Hauts-de-France que les femmes accèdent le moins facilement au marché du travail que les hommes. Le différentiel est de 12,3%. «Cette inégalité est plus importante que la moyenne nationale (7,7%) et vaut pour tous les départements de la région, particulièrement pour le Pas-de-Calais. «Cet accès plus difficile des femmes au marché du travail se traduit notamment par des situations d’inactivité plus fréquentes dans la région» note l’Insee.

Source : Le Figaro
  • banner
  • banner