9 mois ago
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Égalité salariale : Marlène Schiappa annonce un « plan dur et concret »

Marlene Schiappa
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La secrétaire d’État souhaite que les organismes d’État, comme les ministères, montrent l’exemple aux entreprises. Des sanctions sont à l’étude.

Le combat pour l’égalité salariale est au cœur de l’action de Marlène Schiappa, qui a annoncé ce lundi le lancement à venir d’un plan pour réduire l’écart de salaire entre les femmes et les hommes. La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, interrogée sur Europe 1, a expliqué qu’elle voulait faire « de la pédagogie, de l’explication, de l’accompagnement aux entreprises, notamment des PME », mais aussi mettre en place « des sanctions », sans donner plus de détails. « On est en train de travailler dessus avec le Conseil supérieur de l’égalité et la ministre du Travail. D’ici quelques semaines ou mois, on devrait présenter un plan dur et très concret », a-t-elle déclaré, jugeant que la quinzaine de lois qui existent sur le sujet « ne marchent pas ».

« Ce n’est pas normal que de très grandes entreprises, qui ont les moyens de mettre à disposition tous les outils nécessaires, je pense notamment à des logiciels qui calculent les écarts de salaires, ne fassent rien », a déclaré Marlène Schiappa. Interrogée sur l’idée qu’une salariée puisse demander à connaître le salaire de son collègue, la secrétaire d’État ne s’est pas opposée à l’idée. « Non, ça ne me choque pas. C’est une bonne idée, bien sûr », a-t-elle déclaré, jugeant que l’égalité commence par « l’information ».

L’État n’est pas exemplaire, il doit le devenir.

Depuis samedi, une nouvelle loi sur la transparence permet aux salariées allemandes qui se sentent sous-payées de demander à connaître le salaire de leurs collègues. Marlène Schiappa a déclaré à ce propos être « en train de travailler, avec l’Europe et ses collègues européens, sur ce sujet de la transparence » salariale. Sur la chaîne Franceinfo, elle a par ailleurs confirmé que deux ministères avaient été sanctionnés, 120 000 euros d’amende pour le ministère des Armées et 60 000 euros pour le ministère de la Justice, pour ne pas avoir nommé suffisamment de femmes à des postes de hauts cadres de la fonction publique.

La loi Sauvadet de mars 2012 prévoit en effet l’instauration progressive d’ici à 2018, sous peine de pénalités financières, d’un quota de 40 % de femmes parmi les hauts fonctionnaires nommés chaque année. « L’État n’est pas exemplaire, il doit le devenir, c’est un des axes prioritaires de ma feuille de route, a déclaré Marlène Schiappa. Pour une des premières fois, nous appliquons ces pénalités financières aux ministères qui n’ont pas en 2016 respecté leurs obligations. »

Source : AFP
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