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Dîner Débat Des Dirigeantes (4D) : Harcèlement et stress au travail : enjeux et défis pour les entreprises

Pub 4D 25mai
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Malgré son importance en milieu professionnelle et les nombreuses conséquences financières et sociales pour les entreprises et la société en général, la problématique du harcèlement et du stress au travail dans le contexte africain fait l’objet de très peu d’études et de conférences débats.

C’est la raison pour laquelle, le cabinet Afrique RSE et le magazine Dirigeantes, avec le soutien de Michele’s Corporation, Easy Group, Cameroon Tea Estates, Asky, Miel de Babone, Buetec, Michele care, Creative Cake, Griote et du Noubou International Hôtel, organisent le 25 mai au Noubou International Hôtel de Douala, la cinquième édition du Dîner Débat Des Dirigeantes (4D) sur le thème « Harcèlement et stress au travail : enjeux et défis pour les entreprises »

Cette rencontre s’articule autour du programme suivant :

16H00-16H30 : COCKTAIL ET RESEAUTAGE

16H30-16H40 : MOT D’OUVERTURE

  • Bel Lauretta TENE, Consultante RH, Directrice de la Publication, magazine Dirigeantes et du site lesdirigeantes.com

17H10-19H10 : DEBAT : HARCELEMENT ET STRESS AU TRAVAIL : ENJEUX ET DEFIS POUR LES ENTREPRISES

  • Diane MENEWOUA, Directrice des Ressources Humaines et Auteure d’un mémoire sur le harcèlement en milieu professionnel au Cameroun
  • Murielle DEGBEY MOULIOM, CEO de M-TALENTS
  • Berlyne DJOMALEU, Promotrice du Miel de Baboné
  • Ferdinand DOH GALABE, Avocat au Barreau du Cameroun et Président de l’Association Camerounaise des Avocats Professionnels (ACAP)
  • Christian EYOUM, Médecin – Psychiatre
  • Thierry RATANGA, Conseiller Juridique et Fiscal de Ola Energy Gabon
  • Gilbert ODZO, Directeur des Ressources de Humaines de Chococam

Modérateur :

  • Thierry TENE, Directeur, Afrique RSE et Editeur du Magazine Dirigeantes

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le stress résulte d’un décalage entre les demandes et les pressions exercées sur une personne d’une part et les connaissances et capacités de cette personne d’autre part. Il remet en cause sa capacité à accomplir son travail. Le stress survient non seulement dans les situations où les pressions professionnelles dépassent les capacités de l’employé, mais aussi lorsque les connaissances et capacités de celui-ci ne sont pas suffisamment utilisées et que cela lui pose un problème. Le stress peut être causé et/ou amplifié par le harcèlement des femmes et des hommes au travail.

Quand on évoque, le harcèlement, on pense tout de suite à celui sexuel pourtant il n’est que l’une des résultantes du harcèlement moral dont parfois même les personnes qui en sont victimes l’ignorent.

Il n’existe pas actuellement une définition unique et reconnue du harcèlement moral. D’après l’OMS, le harcèlement moral sur le lieu de travail est une forme d’abus de pouvoir exercé à l’encontre d’un employé se traduisant par un comportement anormal et contraire à l’éthique dans le but de l’humilié et générant un risque pour la santé et la sécurité. Il peut engendrer ou favoriser chez les victimes de nombreux désordres psychopathologiques, psychosomatiques et des troubles du comportement.

Le stress et le harcèlement ont des répercussions économiques énormes pour les entreprises.

D’après le rapport « Mettre fin à la violence et au harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail » de l’Organisation Internationale du Travail, la violence et le harcèlement dans le monde du travail ont des coûts financiers directs tels que ceux de l’absentéisme, du renouvellement des effectifs, des procédures judiciaires et des indemnisations. A ces coûts directs s’ajoutent le coût indirect de la baisse de productivité et d’autres répercussions qui peuvent nuire à la réputation, à l’image et à la compétitivité de l’entreprise (Rayner et coll., 2001).

La violence et le harcèlement font augmenter l’absentéisme ainsi que les indemnités à verser pour maladie et les dépenses administratives (Rayner et coll., 2001). On estime que, au Royaume-Uni, 33,5 millions de journées ont été perdues en 2007 à cause de l’absentéisme engendré par le harcèlement moral, près de 200 000 salariés auraient quitté leur entreprise et l’équivalent de 100 millions de journées de production auraient été perdues, soit un coût estimatif de 13,75 milliards de livres sterling (Giga et coll., 2008, p. 3). En Australie, le coût annuel du harcèlement pour les employeurs et l’économie en général se situe, selon les estimations, entre 6 et 36 milliards de dollars australiens (Australian Government Productivity Commission, 2010, p. 279).

Plusieurs auteurs font observer que le renouvellement du personnel pour cause de violence et de harcèlement a un coût bien supérieur à celui de l’absentéisme, car le recrutement et la formation de nouveaux travailleurs coûtent cher (Rayner et coll., 2001). Par exemple, le harcèlement sexuel aurait coûté en 1988 plus de 250 millions de dollars des Etats-Unis à l’armée des Etats-Unis, dont plus de 190 millions consacrés au remplacement d’effectifs (recrutement, formation et mutation) (Faley et coll., 1999, p. 475). En outre, lorsque les travailleurs victimes (ou témoins) de violence restent dans l’entreprise sans bénéficier d’un soutien adéquat, ils souffrent en général de problèmes de santé qui nuisent à leur productivité, ce qui augmente encore le coût que doit supporter l’entreprise (Zapf et Gross, 2001; Einarsen et coll., 2003; Giga et coll., 2008, p. 16; Parlement du Commonwealth d’Australie, 2012, p. 11).

D’après des données provenant du programme Better Work de l’OIT et de la Société Financière Internationale (SFI), les entreprises dans lesquelles le harcèlement sexuel est très répandu voient leurs bénéfices chuter. Dans les ateliers de confection de la Jordanie et du Vietnam, une corrélation fortement négative a été observée entre les bénéfices moyens (chiffre d’affaires moins les dépenses) déclarés par les dirigeants et le degré d’inquiétude suscité par le harcèlement sexuel dans l’entreprise (Brown et coll., 2016). Les données indiquent aussi qu’un degré moindre de violence et de harcèlement est associé à une rentabilité supérieure. Par exemple, au Vietnam, les ateliers de confection les plus rentables sont ceux dans lesquels il y a peu d’agressions verbales (BIT, 2014e).

Rendez-vous le 25 mai au Noubou International Hôtel de Douala pour la cinquième édition du Dîner Débat Des Dirigeantes (4D) sur le thème « Harcèlement et stress au travail : enjeux et défis pour les entreprises »

Thierry TENE, Directeur de Afrique RSE, et Editeur du magazine Dirigeantes

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