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Ces 41 femmes prendront la parole à Think 2019 (et ce que cela nous a appris)

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Frédérique Vidal, ministre de l’Esri ; Isabelle Huault, présidente de l’Université Paris-Dauphine ; Christelle Lison, professeure à l’université de Sherbrooke ; Minh-Hà Pham, vice-présidente relations internationales d’Université PSL (Paris Sciences & Lettres) ; Anne-Lucie Wack, présidente de la Conférence des grandes écoles ; Isabelle Barth, directrice générale d’Inseec BS et directrice de la recherche et de la valorisation académique d’Inseec U…

Ces femmes dirigeantes de l’ESR s’exprimeront lors de Think Education & Recherche, les 12 et 13/02/2019 à l’Université Paris-Dauphine.

À quelques jours de l’événement — auquel vous pouvez encore vous inscrire, mais ne tardez pas — nous avons souhaité mettre en lumière ces personnalités et vous dire comment nous avons cherché à assurer la parité de nos plateaux… mais aussi les difficultés auxquelles nous avons fait face.

La mission est presque accomplie : nous nous réjouissons d’accueillir, à date, 41 femmes parmi environ 80 intervenants sur nos deux journées.

Autre enjeu majeur : avoir une parité absolue sur les temps forts, en plénière, notamment les « duos » qui se dérouleront dans le grand amphithéâtre de Dauphine. Sur ce plan, nous avons dépassé l’objectif :
• la journée du 12/02 est ouverte par Frédérique Vidal — avoir une ministre femme nous aide, de ce point de vue ;
• les duos de l’après-midi du 12 seront 100 % féminins, avec Joëlle Alnot, directrice de l’Ofis, et Christelle Lison ;
• la journée du 13 sera ouverte par un duo entre Jean-Lou Chameau, ancien président de Caltech, et Sandra Oucher, vice-présidente étudiante de l’Université Paris-Saclay ;
• le 13 après-midi, ce sont Michel Edouard-Leclerc et la députée Amélie de Montchalin qui échangeront.

Vous retrouverez la liste complète de nos intervenantes ci-dessous… accompagnée de nos explications et analyses du « cas » que nous représentons.

Pour vous inscrire à Think Education & Recherche, cliquez ici

Notre démarche et notre analyse

Le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche est très défavorable aux femmes en matière d’accès aux fonctions de direction (mais aussi de promotion dans les carrières). Les chiffres, régulièrement cités, notamment par l’Afdesri, sont accablants (1).

Notre média spécialisé et dédié aux décideurs est donc quotidiennement le reflet de ces inégalités. Nous donnons davantage la parole à des hommes et il nous est difficile de corriger ce biais, même si nous essayons d’y être attentifs.

Dès la première édition de notre événement Think Education en 2016, nous avons cherché à afficher des plateaux équilibrés. Les années passant, ce qui était au départ une sensibilité est devenu un sentiment d’urgence pour toute notre équipe.

L’an dernier nous avons noué un partenariat avec l’Afdesri à laquelle nous avons aussi donné une carte blanche, sous la forme d’une keynote, et en établissant un accès privilégié à ses membres pour participer aux débats.

En 2019, nous avons voulu aller plus loin, car le seul périmètre des dirigeantes de premier niveau (rectrices, présidentes d’université ou directrices d’écoles…) n’est pas suffisant.

Il nous fallait aller plus loin et profiter de Think Education et Recherche pour donner à voir la diversité homme/femme dans l’Esri.

Comment inviter davantage de femmes ?

  • D’abord en changeant la façon dont nous imaginions les débats. Plutôt que de partir des noms de tel ou tel responsable que nous voulions absolument inviter (dans l’immense majorité des cas, c’est le nom d’un homme qui nous vient à l’esprit), nous nous sommes attachés à partir des problématiques que nous voulions aborder.
  • Ensuite, nous avons listé les intervenants et intervenantes possibles sur les thèmes trouvés, en nous imposant d’avoir autant d’hommes que de femmes dans cette pré-liste, qui devait donc être la plus large possible.
  • Malheureusement nos listes d’intervenants potentiels restaient majoritairement masculines. Pour compenser le déséquilibre, nous avons pris, autant que possible, d’abord contact avec des femmes.
  • Quand des femmes déclinaient la proposition, nous avons toujours cherché à les remplacer par d’autres femmes.
  • Nous avons été très attentifs à l’actualité et aux nominations/élections de femmes. C’est ainsi que nous accueillons la nouvelle présidente du conseil scientifique du CNRS, Dorothée Berthomieu, ou la VP étudiante de l’Université Paris-Saclay, auteure d’un livre blanc remarqué.
  • Nous avons privilégié, quand c’était possible, une femme par rapport à un homme, et ce même si elles avaient des fonctions moins élevées (par exemple solliciter une directrice ou une VP plutôt que son président).

Les difficultés, les écueils et les ratés

  • Malgré tous nos efforts, un atelier sur l’évaluation des enseignants-chercheurs et chercheurs à l’heure de l’open science reste à ce jour 100 % masculin. Les difficultés se sont accumulées : deux femmes sollicitées (et d’accord) ont ensuite été remplacées par des hommes, d’autres ont décliné…
  • Les femmes nous semblent davantage refuser — il est évident qu’elles sont moins nombreuses et plus sollicitées également.
  • News Tank est un média jeune (cinq ans) et notre réseau sur certains sujets est certainement encore incomplet.
  • Globalement, les réseaux et établissements sollicités ont du mal à identifier des femmes, voire à les privilégier, pour participer à un tel événement.

Une réflexion qui doit se prolonger

La diversité, les diversités, ne se résument pas à la question de la représentation des femmes. Et de ce point de vue notre événement pourrait faire bien mieux. La mise en avant d’autres profils en matière d’origine, d’âge ou de handicap, par exemple, pourrait constituer de nouveaux challenges pour des plateaux encore plus ouverts et représentatifs.

Mais pour cela, c’est aussi de l’aide de tout l’écosystème de l’ESR dont nous avons besoin !

Les personnalités féminines qui interviendront

  • Joëlle Alnot, directrice de l’Office français d’intégrité scientifique (Ofis), département du Hcéres
  • Nadia Badaoui, directrice ESPI Paris ;
  • Isabelle Barth, directrice générale de l’Inseec School of Business and Economics et directrice académique d’Inseec U ;
  • Dorothée Berthomieu, présidente du conseil scientifique du CNRS ;
  • Aurore Besson, chargée de mission Edtechs, Grenoble Ecole de management;
  • Delphine Boisdron, directrice de la communication de l’Université d’Angers ;
  • Antoinette Bouziane, directrice du service Sapiens USPC ;
  • Muriel Brunet, chargée des partenariats privés, mission d’incubation des projets numériques, direction du numérique pour l’éducation, ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse ;
  • Valérie Claude-Gaudillat, directrice, Audencia innovation ;
  • Sophie Cluet, directrice de la recherche et de la valorisation à Sorbonne Université ;
  • Lise Dumasy, présidente de l’Université Grenoble Alpes et membre du conseil d’administration de la CPU ;
  • Florence Dufour, directrice générale de l’École de Biologie Industrielle ;
  • Anna Galy, directrice de l’ART Thérapie génomique ;
  • Valérie Gibert, directrice générale des services, Université de Rouen Normandie, vice-présidente de l’Association des DGS ;
  • Julie Giraud-Avril, directrice pôle espaces apprenants, CD&B ;
  • Maria Gravari Barbas, vice-provost for International Affairs à l’Université Paris 1 Panthéon — Sorbonne ;
  • Isabelle Huault, présidente de l’université Paris-Dauphine ;
  • Sophie Hue, co-fondatrice de Labtoo ;
  • Virginie Irsch, directrice générale, RimaOne ;
  • Déborah Jeanpetit, CM de l’École de management de Strasbourg (Université de Strasbourg) ;
  • Julie Joly, directrice du Centre de formation des journalistes ;
  • Samira Karrach, directrice exécutive Idex et co-directrice du programme INVENT@UCA et DEMOLA, Université Côte d’Azur ;
  • Christelle Lison, professeure (enseignante-chercheure) à l’université de Sherbrooke ;
  • Vanessa Mathieu, consultante senior, CD&B ;
  • Sigrid Mirabaud, responsable du laboratoire à l’Institut national du patrimoine et participante au projet de l’Ecole universitaire et de recherche « Humanités, Création, Patrimoine » de l’Université Paris-Seine ;
  • Amélie de Montchalin, députée de la 6e circonscription de l’Essonne ;
  • Christine Musselin, sociologue et ancienne directrice scientifique de Sciences Po ;
  • Isabelle Olivier, vice-présidente numérique et innovation pédagogique, Communauté Université Grenoble Alpes ;
  • Sandra Oucher, vice-présidente étudiante de l’Université Paris-Saclay ;
  • Marion Paoletti, chargée de mission « Parité, égalité, diversité » à l’université de Bordeaux. Membre de la CPED ;
  • Minh-Hà Pham, vice-présidente relations internationales d’Université PSL (Paris Sciences & Lettres) ;
  • Laurence Piketty, administratrice générale adjointe du CEA ;
  • Madina Rival, professeure des universités au Cnam, directrice du laboratoire Lirsa;
  • Anne De Rozario, CSAIO Rouen ;
  • Isabelle Ryl, directrice générale déléguée au transfert et aux partenariats industriels, Inria;
  • Jennifer Stephenson, responsable service communication, Toulouse School of Economics ;
  • Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;
  • Emmanuelle Vivier, directrice du système d’information de l’université Picardie Jules Verne et membre du conseil d’administration du CSIESR ;
  • Anne-Lucie Wack, présidente de la Conférence des grandes écoles ;
  • Agnès Van Zanten, sociologue, directrice de recherche CNRS à l’OSC (Observatoire sociologue du changement) et co-directrice de l’axe « Politiques éducatives » ;
  • Anne Zuccarelli, directrice du département expérience étudiante et opérations à l’Edhec Business School.

Plus d’informations

• Découvrir le programme détaillé de Think Education & Recherche, ici

• Pour vous inscrire à Think Education & Recherche, cliquez ici

(1) Comme le rappelait Camille Froidevaux-Metterie lors du séminaire de l’Afdesri, le 18/01/2019 : les femmes représentent 38 % des E-C. La sous féminisation augmente quand les disciplines se « durcissent » (19 % de femmes en sciences de l’ingénieur) et surtout, elles se concentrent aux premiers échelons.

Pour les postes d’autorité, il y a 12 % de présidents d’université, 7 % de directrices de grand établissement et 29 % de P-DG pour les organismes de recherche.

Source : Newstank

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