6 mois ago
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Bien-être au Travail : Concilier vie pro et vie perso

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Depuis la signature de l’accord national interprofessionnel sur le stress au travail en 2008, de plus en plus de sociétés s’engagent en faveur de la qualité de vie. Tour d’horizon de quelques initiatives positives.

Télétravail un jour par semaine à la Banque Populaire

« En région parisienne, beaucoup de nos salariés ont des temps de transport importants », rappelle Denis Stevenard, DRH à la Banque Populaire Val de France. Afin de leur épargner quelques heures de trajet, le groupe a signé, il y a trois ans, un accord d’entreprise pour leur permettre de travailler un jour par semaine à leur domicile ou dans une agence proche de chez eux.

Vingt collaborateurs ont testé le dispositif la première année. Avec, à leur disposition, un PC, un accès à tous les logiciels de la banque et, quand leurs fonctions l’imposaient, deux écrans. « Les retours des intéressés et de leur hiérarchie étant très positifs, nous avons décidé de pérenniser le système ! », explique-t-il. Aujourd’hui, une cinquantaine de collaborateurs du siège sur 2 000 au total en bénéficient. Et un conseiller clientèle agriculture pourrait bientôt venir allonger la liste. Une première !

Soutien scolaire gratuit pour les enfants des collaborateurs chez Randstad

« En 2015, mon épouse a connu un gros problème de santé qui a nécessité une hospitalisation quasi-continue pendant deux ans », raconte Frédéric Bernard. Ce directeur d’agences chez Randstad, le spécialiste de l’interim, s’est ainsi retrouvé du jour au lendemain à devoir gérer seul toutes les tâches de la maison et l’éducation des enfants, en plus de sa vie professionnelle. « C’était compliqué. J’ai fini par m’en ouvrir à mon supérieur hiérarchique, qui m’a conseillé de consulter notre portail intranet recensant les différentes aides proposées par l’entreprise », confie-t-il.

C’est com­me cela qu’il a découvert Profexpress, service de soutien scolaire en ligne dispensé par des professeurs de l’Education nationale. Convaincu depuis toujours qu’il ne faut pas attendre qu’un enfant ait des difficultés pour l’accompagner dans sa scolarité, il a tout de suite sauté sur cette opportunité pour sa fille Inès, 17 ans. « Cette solution totalement gratuite m’a permis de retrouver de la sérénité », assure-t-il. « Désormais, je sais que le discours humaniste de l’entreprise n’est pas qu’une posture. Derrière, il y a vraiment du concret. »

16 berceaux pour Mars dans une crèche interentreprises

Implantée à Saint-Denis-de-l’Hôtel, près d’Orléans (Loiret), Mars Petcare and Food France compte 450 salariés. Dans le cadre de ses engagements pour un équilibre vie professionnelle/vie privée, la société a ouvert, en 2012, sur la commune, une crèche interentreprises.

Seize berceaux lui sont réservés sur les 30 places disponibles. « Nous avons à cœur de faciliter la vie des associés et de leur offrir un lieu de travail convivial qui favorise le bien-être », explique la directrice des ressources humaines, Camille de Vitrac. Avant de proposer cette nouvelle solution, la direction a réalisé un sondage auprès de ses collaborateurs pour cerner les besoins. Un groupe projet a ensuite été mis en place pour assurer le développement de la structure de la manière la plus adaptée. Directeur d’enseignes, Adrien Faure, dans le groupe depuis 11 ans, a été parmi les premiers à profiter du dispositif.

CRECHE FAY-AUX-LOGES (Loiret). Sur les 30 berceaux de cet établissement, seize sont réservés aux enfants des salariés de Mars. - DR

CRECHE FAY-AUX-LOGES (Loiret). Sur les 30 berceaux de cet établissement, seize sont réservés aux enfants des salariés de Mars. DR

« Dès la naissance de mon premier enfant, j’ai pu bénéficier d’une place », raconte le jeune papa de 33 ans. « Mon deuxième fréquente également la crèche d’entreprise quatre jours par semaine. » Un luxe que beaucoup de ses amis lui envient. Le tout pour un montant de 400 € par mois. « C’est moins cher qu’une garde partagée ou qu’une assistante maternelle, mais un peu plus qu’une crèche publique où les places sont très restreintes », calcule-t-il. Un accueil flexible, à temps partiel ou occasionnel, est également proposé. La formule séduit tellement que Mars a ouvert deux autres crèches à côté de ses sites en Alsace.

Source : Le Parisien

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