7 mois ago
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Journée des droits des femmes : Et si on s’engageait pour l’égalité des sexes ?

Women day
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La journée internationale de lutte pour le droit des femmes a lieu chaque année le 8 mars, une initiative de l’ONU officialisée en 1977. Il ne s’agit pas d’une journée de célébration mais l’occasion d’interpeller pour l’égalité des sexes et de faire le point sur la situation des femmes dans le monde.

L’égalité des sexes est un droit et « la réalisation de ce droit est le meilleur moyen de surmonter certains des défis les plus urgents de notre époque », comme l’explique le dernier rapport d’ONU Femmes. Les Objectifs de Développement Durable (ODD) sont un parfait exemple d’outil à mettre en place à toutes les échelles, pour venir à bout de tous les problèmes mondiaux (changement climatique, intensification des conflits, crises économiques, violence à l’égard des femmes, etc.). Ce programme mondial et inclusif à horizon 2030, adopté par l’ONU en 2015, met en exergue la question d’égalité des sexes, principalement dans l’ODD 5 « Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ».

Les Etats, collectivités, entreprises, citoyens doivent s’appuyer sur cet agenda 2030 pour instaurer un monde plus vivable et durable. La réussite de cette feuille de route ne se fera que si l’ensemble des acteurs, privés et publics, se mobilisent pour l’atteinte de ces 17 objectifs. Le monde a besoin d’assurer la paix et la justice, préserver l’environnement et la biodiversité, développer une économie soutenable, et cela passe entre autres par la garantie des droits des femmes. Que manque-t-il pour arriver à cette égalité et qu’elle devienne réalité ?

Des promesses à l’action

L’ONU a publié un rapport intitulé « Des promesses à l’action : l’égalité des sexes dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 » qui présente les conditions de vie actuelles des femmes et des filles dans le monde ainsi que les mesures à prendre pour suivre cette feuille de route internationale. Ce document illustre les inégalités et les problèmes rencontrés par les femmes, en particulier en matière d’autonomisation. Il est temps de suivre un programme soutenu pour passer à la vitesse supérieure !

En matière d’éducation, un effort a été réalisé dans les pays des régions en développement avec 2/3 environ qui ont atteint l’égalité des sexes en école primaire. Les taux de scolarisation en Asie du Sud, par exemple, sont identiques pour les filles et les garçons, ce qui n’était pas le cas dans les années 90. Concernant la proportion de femmes dans l’emploi salarié, elle est en nette augmentation.

Cette progression ne peut être que saluée, cela contribue au développement économique, au respect de l’environnement et au bien-être social. Le monde politique, quant à lui, ouvre de plus en plus l’accès aux femmes. Dans déjà 46 pays du monde, 30% des sièges sont occupés par des femmes dans au moins une chambre du Parlement national. Cette augmentation impressionnante de femmes parlementaires est un signe encourageant pour l’émancipation des femmes.

En 1995, un Programme d’action a été unanimement signé lors de la quatrième Conférence mondiale de l’ONU sur les femmes fixant un objectif de 30% de femmes aux postes de prise de décision. De nombreuses femmes se lancent dans l’aventure entrepreneuriale. Leurs parcours sont d’ailleurs inspirants et plein d’ambitions. Elles ont fait leur preuve et sont passées au-delà de la barrière qui stigmatise les femmes dans leur capacité à diriger.

Si les mentalités ont quelque peu évolué, être une femme reste malheureusement le premier facteur d’inégalité. Au-delà du sexe, subsistent au quotidien et sur le marché du travail de multiples facteurs de discriminations, parmi lesquels l’origine géographique, le handicap, l’orientation sexuelle ou encore le lieu de résidence, qui contreviennent au principe d’égalité. A quand l’égalité sur tous les plans et la fin des discriminations ? Ce qu’il faut combattre, ce sont bien les « positions secondes » auxquelles sont cantonnés « certains (et surtout certaines) » qui « cause la souffrance », insiste Jean Pisani-Ferry, ancien Commissaire général de France Stratégie.

Ces discriminations posent non seulement un problème moral pour les personnes qui les subissent mais induisent également, de manière moins perceptible peut-être, des coûts économiques. Le coût des seules inégalités d’accès à l’emploi et aux postes qualifiés s’élèverait à 150 milliards d’euros ! Une facture bien lourde comme l’indique un rapport datant de 2016 de France Stratégie intitulé « Le coût économique des discriminations ». Le nouveau président de la République et son gouvernement souhaitaient faire de l’égalité des sexes une grande cause nationale, il faut maintenant la traduire en acte concret dans la vie quotidienne et s’appuyer sur les démarches de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) pour un changement en profondeur dans le monde du travail !

Source : B&L Evolution

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